Le déclin des vieux partis au Québec
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Le déclin des vieux partis au Québec

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Le déclin des vieux partis au Québec

Aux dernières élections provinciales du Québec, en 2018, le Parti Québécois (PQ) et le Parti Libéral du Québec (PLQ) ont tous deux essuyé une défaite imposante. Le Parti Québécois n’a récolté que 10 sièges sur une possibilité de 125. Parmi toutes les circonscriptions remportées par ce parti, seule celle de Joliette n’est pas située à l’extrême-est du Québec. En ce qui a trait au Parti Libéral, il a remporté toutes les circonscriptions anglophones et allophones de Longueuil, Montréal, Laval et Gatineau ainsi que celle de l’ancien Premier Ministre libéral, M. Philippe Couillard. Après le départ en catastrophe de ce dernier, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a remporté la circonscription. C’est donc dire qu’il n’y a plus de siège libéral à l’est de Montréal. Le jour des élections, le PLQ n’avait remporté que 31 sièges, sa pire défaite en 150 ans d’histoire. 

 

Au moment d’écrire ces lignes, le PLQ compte 28 sièges. Difficile de faire pire. Seulement 10% des électeurs francophones ont voté pour le PLQ. Ce n’est plus le Parti Libéral, c’est le Parti des non-francophones. Avec sa mauvaise gestion de l’immigration, le PLQ s’est mis à dos la majorité francophone du Québec, qui compte pour 79% de sa population.

 

Je l’ai constaté moi-même, de nombreux immigrants ne parlent pas français ou perpétuent des coutumes discriminatoires originaires de leur pays africain, asiatique ou latino-américain. La réponse du PLQ? Il n’y a pas de problème! Montréal s’anglicise? Ça ne fait rien! Il y a de plus en plus de femmes voilées au Québec? On s’en fout! Il y a des couples musulmans et mormons polygames? On s’en balance! Des parents africains envoient leurs petites filles se faire exciser dans leur pays d’origine? On ferme les yeux! La devise du PLQ semble être : « Vivons dans le déni et tout s’arrangera comme par magie! ».

 

Évidemment, les Québécois ne sont pas dupes. Ils voient bien que le PLQ tente désespérément de s’approprier le vote francophone en proposant une loi sur l’interculturalisme qui ne changera rien à la déconstruction des droits chèrement acquis par la Révolution tranquille. Ce n’est pas de sitôt que le Québécois francophone moyen élira le PLQ pour former un gouvernement majoritaire. 

C’est en soi une bonne nouvelle. Un parti dirigé par une personne sans charisme et sans idées rassembleuses ne devrait jamais être élue Premier Ministre. La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, est une femme noire qui met de l’avant son genre et sa couleur à tout vent plutôt que ses idées. Si le parti était solide comme le roc, Mme Anglade serait une députée d’arrière-ban.

 

Et le Parti Québécois? Même problème. Son nouveau chef, Paul St-Pierre Plamondon, a le charisme d’une débarbouillette. Il a de la difficulté à énoncer ses idées, trop confuses et trop compliquées, en plus de s’embrouiller dans la mécanique référendaire. Si son parti était au sommet de sa forme, M. Plamondon n’aurait jamais accédé au plus haut poste.

 

Le gouvernement actuel est formé par la CAQ. Bien que notre Premier Ministre, M. François Legault, ne soit pas parfait, il est l’homme de la situation. Durant ces temps de pandémie, je me range derrière lui. Jusqu’à présent, il a su prouver son leadership grâce à des idées innovatrices et un caractère fort. Les Québécois ne se sont pas trompés en l’élisant à la plus haute fonction de notre belle province.



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