La dénatalité du Québec ou le désenchantement d'une nation

Au Québec, les femmes en âge de procréer ont en moyenne 1,2 enfant. Pour qu’une nation puisse se renouveler naturellement, il est impératif que les femmes aient en moyenne 2 enfants. Autrement, il faut faire appel à l’immigration avec son lot de risques. Mais pourquoi et comment le taux de fécondité est-il tombé si bas ?

 

Autrefois une des nations les plus fécondes du monde, le Québec a connu la Révolution tranquille dans les années 1960 qui a popularisé la contraception. Si jadis il fallait procréer pour plaire à l’Église catholique, aujourd’hui, il revient aux couples de décider du nombre d’enfants qu’ils veulent.

 

Malheureusement, dans notre société obsédée par la beauté et le sexe, il devient secondaire d’avoir des enfants. Les femmes veulent conserver leur corps de rêve en bikini. Les hommes désirent être sexuellement attirants avec leurs muscles gonflés. Se marier et avoir des enfants sont devenus des buts dépassés dans cette ère du culte du corps. Dans les centres commerciaux et les grands magasins, des affiches placardées dans les vitrines nous montrent des hommes et des femmes aux corps de rêve. On utilise la sexiness pour vendre une pléiade de produits cosmétiques censés nous rendre beaux et parfaits. Crèmes et pommades en tous genres sont censées hydrater et enjoliver notre peau, supprimer la cellulite et autres imperfections et nous rendre désirables. Chez la femme, le maquillage est censé embellir le visage avec fards à joues et à paupières, rouges à lèvres, fonds de teint et mascaras.

 

Tous ces produits de beauté coûtent une fortune. Ce sont des milliards de dollars chaque année que les Québécois dépensent pour se trouver beau et attirer un ou une partenaire. Car le Québécois moyen désire plaire avant tout pour se trouver un amant. Combien d’internautes vont sur Tinder et Badoo pour se trouver un coup d’un soir ? La majorité des utilisateurs de ces applications ne cherchent pas l’amour et la stabilité, ils recherchent du plaisir facile et sans lendemain. L’Homo Quebecus se pavane devant des partenaires potentiels pour trouver une baise d’un soir. « Je t’utilise pour mon plaisir, tu m’utilises pour ton plaisir. » Le Québécois moyen est tombé bien bas. 

 

Cela dit, je peux comprendre que des personnes malades, handicapées ou stériles ne peuvent ou ne veulent pas procréer. Mais pour la majorité de la population, il est possible et même souhaitable d’avoir des enfants. Engendrer des bébés constitue un dépassement de soi-même, une manière de prolonger sa langue, sa culture et ses valeurs. Autrement dit, c’est une façon de perpétuer la nation québécoise au-delà de la génération actuelle.

 

Malheureusement, l’obsession généralisée pour le sexe facile est la déchéance de notre société. Le Québécois moyen est narcissique. Il veut plaire à de nombreux partenaires sexuels au lieu de former un couple stable et de fonder une famille. Et même lorsqu’il finit par se mettre en couple, il ne se marie pas et n’a que peu d’enfants, voire aucun. Si autrefois avoir un enfant était une joie, aujourd’hui c’est un fardeau financier qui entrave le développement personnel et la carrière des hommes et des femmes dans la vingtaine et la trentaine. Car refuser d’avoir des enfants est aussi en lien avec la déchristianisation de la société. Quand Dieu fout le camp, il ne reste que Je, Me, Moi et mon nombril. Si Dieu n’existe pas, à quoi bon croire aux valeurs chrétiennes que sont la famille et le mariage ? À quoi bon croire en la stabilité et l’amour ?

 

Le Québec a collectivement oublié qu’un enfant est une richesse sociale et économique et une joie pour les parents et les grands-parents. C’est dans cet optique qu’il est rendu acceptable socialement de parler d’avortement. « Pourquoi un foetus dans le ventre de sa mère aurait-il le droit de vivre ? Après tout, si la situation n’est pas parfaite, pourquoi avoir un enfant ? », nous dit la Québécoise moyenne. « Parce que la situation n’est jamais parfaite » répondrai-je du tact au tact.  Aussi, si tout le monde attendait d’être sérieusement en couple avec son conjoint pour avoir des relations sexuelles, le taux d’avortement chuterait drastiquement. Ou alors, si les partenaires s’assuraient d’utiliser correctement deux moyens de contraception, l’avortement deviendrait marginal. Mais il s’agit d’un autre débat qui sort du cadre de ce blog.

 

Pour toutes ces raisons, en 2031, le Canada ne comptera que sur l’immigration pour renouveler sa population. La culture québécoise sera noyée à travers le melting pot multiculturel de Trudeau père et fils. Il ne restera rien de notre passé canadien-français. Être Québécois ne signifiera rien d’autre que de parler français. Exit, la religion catholique et ses belles valeurs familiales. En quittant l’Église, les Québécois ont jeté le bébé avec l’eau du bain. Et le Québec se noiera dans cette eau.

Blogueuse en folie

Écrit par : Blogueuse en folie

Catégorie de l'article : politique

Mise en ligne le : 2021-02-24 14:25:54

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