« Speak White » à Montréal

Quand je rentre dans un magasin à Montréal, la vendeuse m'accueille avec un chaleureux : « Hi! » comme si l'anglais était la langue d'usage au Québec. Je lui réponds « Bonjour! » sans grand enthousiasme. C'est que je n'aime pas qu'on pile sur ma langue, ma culture, mon identité pour faire plaisir aux touristes américains et aux anglophones du West Island incapables de prononcer un mot de français sans faire une crise d'urticaire. À Montréal, je suis au Québec, la seule nation francophone en Amérique du Nord. Le français est la langue commune, la langue du travail, la langue de l'éducation, la langue de la vie quotidienne. Pourquoi vivre au Québec si on n'y parle pas la langue officielle? 


 

Pour beaucoup d'immigrants non-francophones, le français est une langue folklorique qu'il n'est pas nécessaire d'apprendre. Renversons cette tendance. Obligeons la connaissance du français pour obtenir son diplôme d'études secondaires, même et surtout chez les anglophones et les allophones qui fréquentent l'école en anglais. Obligeons la connaissance du français pour obtenir un emploi au Québec. Renforçons l'affichage et le service en français. Rapatrions 100% de notre immigration. Faisons passer un test de connaissance de la langue française aux nouveaux arrivants après deux ans sur notre territoire. Si nous allions en ce sens, les anglophones et les allophones nous respecteraient bien plus. 


 

S'il était obligatoire de parler français au Québec, le taux d'apprentissage de notre belle langue friserait le 100%. Mais puisqu'on permet aux immigrants et aux anglophones de travailler en anglais, seulement 90% des Québécois parlent la langue des fondateurs du Québec. Dans certains secteurs de Gatineau, Montréal, Laval et Longueuil, le français est quasi-absent. Il faut faire des pieds et des mains pour se faire servir dans notre langue chez nous. Nous ne sommes plus maîtres chez nous. 


 

Alors, que fera le gouvernement du Québec? La Coalition Avenir Québec en faisait un de ces chevaux de bataille en élections, la primauté de la culture québécoise. Il n'y a pas que la laïcité, il y a aussi la langue française. Quand le ministre Jolin-Barrette déposera-t-il un projet de loi en ce sens? Il y a urgence en la demeure. Si rien n'est fait, il sera presque impossible de se faire servir en français à Montréal d'ici dix ans. La métropole du Québec sera de plus en plus anglophone. Exit, le français. Petit à petit, l'anglais prédominera à Longueuil et Laval aussi. Le Québec s'anglicisera lentement, mais sûrement. 


 

Sauvons notre langue. Sauvons notre culture. Parlons français. 


 


 

Blogueuse en folie

Écrit par : Blogueuse en folie

Catégorie de l'article : politique

Mise en ligne le : 2020-11-18 16:30:47

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